Curcuma bio pour une longue vie en bonne santé

Publié le : 25/05/2019 19:01:03
Catégories : Santé

Curcuma bio pour une longue vie en bonne santé

Tout le monde connaît le curcuma, cet épice omniprésent dans la cuisine Indienne et qui est un des principaux ingrédients du curry. C’est une poudre jaune extraite du rhizome de la plante Curcuma Longadont les propriétés sont utilisées depuis longtemps par la médecine ayurvédique.

Mais ce que l’on sait moins c’est que les bienfaits du curcuma sont aujourd’hui confirmés par la recherche moderne et, à l’heure où les médicaments chimiques sont de plus en plus contestés, le curcuma ouvre d’énormes perspectives sur le plan de la santé. Ses effets sont multiples et les preuves s’accumulent sur ses propriétés anti-oxydantes, anti-inflammatoires, anti-virales, anti-bactériennes et anti-cancéreuses (1) (2) (3).

Les principes actifs du Curcuma sont un mélange de polyphénols dénommés curcuminoïdes, dont l’agent principal est connu sous le nom decurcumineainsi que des sesquiterpènes dont la turmérone.

1. Des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires primordiales.

On connaît, en effet, le rôle extrêmement néfaste des processus inflammatoires et oxydatifs dans nombre de pathologies depuis les maladies cardiovasculaires jusqu’à la maladie d’Alzheimer, en passant par le cancer. Le curcuma freine en particulier la formation d’un grand nombre de médiateurs de l’inflammation : cytokines et prostaglandines (4) et favorise la production de médiateurs antiinflammatoires (5). 

Dans la douleur, le médiateur Interleukine-6 (IL-6) joue un rôle prépondérant (6), or le curcuma module la production de IL-6 avec une action encore plus nette chez les patients avec un degré élevé d’inflammation systémique, comme l’a mis en évidence une méta-analyse  sur 10 études cliniques contrôlées (7). Cela en fait un excellent candidat pour un traitement nutritionnel de la douleur(8).

C’est donc dans les maladies rhumatismales inflammatoires que le curcuma trouvera ses premières applications, telle l’arthrite rhumatoïde(9) : des études cliniques ont montré que le curcuma a une activité équivalente à celle de l’Ibuprofen ou de Celecoxib, sans les effets secondaires, dans l’arthrose du genou (10) et (11). Une autre étude clinique contrôlée, réalisée sur 160 patients souffrants d’ostéo-arthrose du genou, a montré que l’administration d’un extrait de curcuma durant 4 mois supprime l’inflammation avec diminution de nombreux médiateurs de l’inflammation et du stress oxydatif, ainsi qu’une amélioration des paramètres cliniques (12). Ces résultats confirmaient une étude précédente, réalisée par une autre équipe, sur 120 patients atteints d’arthrose douloureuse du genou (13). La curcumine protège le cartilage articulaire.

2. L’inflammation du tube digestif

Elle fait aussi partie des indications traditionnelles du curcuma. Or on sait que l’inflammation de la muqueuse intestinale la rend perméable à un certain nombre de grosses molécules alimentaires qui vont ainsi pénétrer dans la circulation générale et déclencher une réponse immunitaire. Le curcuma contient des pectines qui protègent la muqueuse gastrique, qui inhibent la production des médiateurs de l’inflammation (PGE2) et qui favorisent les médiateurs anti-inflammatoires tel IL-10 (14). Des études ont aussi montré une bonne efficacité dans l’ulcère gastrique(15).

Chez l’animal, le curcuma apaise les inflammations du tube digestif et provoque une augmentation du glutathion, antioxydant naturel, de même il agit favorablement dans la colite ulcéreuse expérimentale (16). En dehors de ses propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires, l’action protectrice du Curcuma agit d’une part sur la production de mucus (17), (sulfomucines et sialomucines) et d’autre part sur la flore intestinale (18). Enfin, une étude récente met en évidence l’effet barrière du Curcuma vis-à-vis de la pénétration et la réplication des entérovirus dans les cellules de l’épithélium intestinal (19).

L’ensemble de ces résultats font du Curcuma le traitement nutritionnel de choix pour se prémunir des troubles gastro-intestinaux, les colites, les inflammations intestinaleset en particulier le syndrome du colon irritable. De leur côté, l’Organisation Mondiale de la Santé et la Commission E, pour les produits naturels, ont reconnus l’efficacité du curcuma dans les troubles digestifs. 

3. Le curcuma a aussi une action immuno-modulatrice

Outre une action qui diminue l’expression des cytokines pro-inflammatoires, le curcuma régule l’activité de diverses cellules de l’immunité comme les lymphocytes et les macrophages. Ces effets font du curcuma un excellent candidat pour traiter un certain nombre de maladies dans lesquelles le système immunitaire est impliqué : allergie, asthme, diabète, athérosclérose, cancer et maladie d’Alzheimer (20). Cette action immunomodulatrice fait aussi espérer une efficacité favorable dans les maladies auto-immunes(21). En effet, la curcumine réduit significativement la sévérité de l’encéphalomyélite expérimentale avec inhibition de l’interleukine 17 (22). Dans une étude clinique contrôlée contre placebo, chez des patients souffrants de néphrite auto-immune, l’administration de curcuma diminue significativement la protéinurie, l’hématurie et la pression artérielle (23). Une autre étude a montré l’efficacité de la curcumine pour réduire les lésions du myocarde dans la myocardite expérimentale (24).

Il est par ailleurs intéressant de signaler une étude clinique contre placebo réalisée sur 40 patients atteint de psoriasissur le cuir chevelu, dans laquelle une préparation à base de curcuma a permis d’obtenir une amélioration significative des paramètres cliniques et de la qualité de vie (25).

4. Cardio-vasculaire

Les propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires font aussi entrevoir des possibilités dans le domaine des maladies cardiovasculaires en luttant contre le stress oxydatif (26). Ces maladies constituent la première cause de mortalité dans le monde, ce qui explique l’immense intérêt des scientifiques pour les propriétés bénéfiques du curcuma et, en particulier, de la curcumine dans ces indications (27). En outre, la turmérone présent dans le curcuma facilite la fluidification du sang grâce à une activité inhibitrice de l’agrégation des plaquettes supérieure à celle de l’aspirine (28).

La cardiomyopathie diabétique augmente d’un facteur 3 le risque de mortalité chez les patients diabétiques. Diverses études cliniques mettent en évidence les effets favorables de la curcumine sur la résistance à l’insuline, l’hyperglycémie, l’obésité et les pathologies associées (29).

L’obésité est associée à une augmentation des acides gras libres qui conduisent à des désordres cardiovasculaires. Chez les animaux soumis à un régime hyperlipidique, l’administration orale de curcumine supprime totalement le stress oxydatif, l’inflammation, la fibrose et la mort cellulaire des tissus cardiaques (30).

De même, la curcumine facilite la réparation des tissus cardiaques et améliore les disfonctionnements à la suite de l’infarctus expérimental chez le rat (31). 

Par ailleurs, on sait que l’inflammation joue un rôle essentiel dans la pathogénèse de l’athérosclérose et des maladies cardiovasculaires. On enregistre alors une augmentation de la C-réactive protéine plasmatique qui constitue un fort indice du risque cardiovasculaire. Dans cette optique, un groupe de chercheurs a analysé les résultats de 6 études cliniques réalisées avec un curcuminoïde en double aveugle contre placebo. Les résultats mettent en évidence une diminution significative de la C-Réactive protéine pour un traitement minimum de 4 semaines (32). Ceci est confirmé par une autre étude clinique réalisée sur 117 patients atteints de syndrome métaboliqueauxquels il fut administré une préparation riche en curcuminoïdes associés à la pipéridine afin d’améliorer leur absorption intestinale ou un placebo pendant 8 semaines. Outre une diminution du taux de la C-réactive protéine il fut enregistré une augmentation de l’activité de la superoxide dismutase, ce qui correspond à une diminution du risque cardiovasculaire (3

En outre, en faisant l’analyse des résultats de 7 études cliniques portant sur un total de 649 patients ayant un risque cardiovasculaire, des chercheurs ont mis en évidence la bonne tolérance et l’efficacité des compléments nutritionnels riches en curcumine sur le taux des lipides sanguins. Ils ont observé une baisse significative du cholestérol total, des triglycérides et du taux de LDL cholestérol (34).

5. Les propriétés anticancéreuses de la curcumine sont pleines de promesses

Elles soulèvent l’enthousiasme de nombreux chercheurs. La curcumine fait partie des agents phytochimiques naturels les plus prometteurs pour envisager une véritable prévention du cancer de façon nutritionnelle (35), (36). Il inhibe chacune des étapes du processus cancéreux, y compris la prolifération des métastases.

La curcumine est active sur de nombreux types de cellules cancéreuses, mais c’est sa capacité à éliminer les cellules souches cancéreuses qui constitue sa principale originalité. Cellules souches du cancer colorectal, du cancer du pancréas, du cancer du sein, du cerveau, etc (37).

Des chercheurs ont mis en évidence une autre caractéristique importante : une forte capacité d’inhibition d’un médiateur important de l’inflammation dénommé NF-kB (nuclear factor kappa B). Or, les divers médicaments anticancéreux provoquent une augmentation importante du NF-kB ce qui favorise la prolifération des cellules cancéreuses et va à l’encontre du but poursuivi. Ceci plaide pour l’utilisation du curcuma et de ses constituants en tant que thérapie nutritionnelle associée(38). Chez l’animal, on observe donc une forte activité anti-métastasique des extraits de curcuma, en particulier dans le cancer colorectal (39).

Etant donné la faible absorption de la curcumine et de ses dérivés par la paroi intestinale, c’est tout d’abord vers les cancers du tube digestif que les chercheurs ont commencé leurs investigations. Il s’avère que 50% des patients ayant un cancer colorectal font une rechute, l’utilisation de la curcumine semble bien indiquée car elle agit aux niveaux de l’initiation, de la promotion et de la progression de la maladie. Une association avec la chimiothérapie traditionnelle est préconisée (40). Ce fut le cas d’une étude clinique réalisée chez 80 patients avec diverses tumeurs solides traités avec une chimiothérapie standard et l’adjonction d’extraits de curcuma ayant une bonne biodisponibilité. Outre une diminution significative de nombreux médiateurs de l’inflammation, dont IL-6, TNF-alpha et C-réactive protéine, les patients ont noté une meilleure qualité de vie suivant un index validé (41) 

Les polypes, constitués par une alimentation trop riche, sont des facteurs qui aggravent le risque de cancer colorectal. Des chercheurs ont démontré que la curcumine enrayait la prolifération des polypeschez l’animal (42). A ce stade on regrettera le manque d’études cliniques d’envergure dans cette indication et dans le cancer colorectal.

On fera la même remarque à propos du cancer de la prostate. Chez l’animal, la curcumine supprime le cancer de la prostate et favorise l’apoptose des cellules cancéreuses (43). Chez l’homme une étude clinique plus récente a montré une baisse significative du taux de PSAaprès seulement un mois de traitement avec un extrait de curcuma (44).

6. Le vieillissement cérébral

Enfin, il a été découvert des propriétés intéressantes du curcuma au niveau cérébral. Tout d’abord des chercheurs ont mis en évidence une action anti-dépressive et anti-stresschez l’animal avec stimulation de la libération de sérotonine (45). Cette activité anti-stress serait aussi liée à l’activité antioxydante du Curcuma (46). Par ailleurs l’utilisation régulière de curcuma améliore les fonctions cognitives des personnes âgées et différentes études cliniques sont en cours dans le traitement précoce de la maladie d’Alzheimer (47). Le curcuma facilite l’élimination des protéines amyloïdes par les macrophages.

Dans une méta-analyse, 6 études cliniques, réalisées dans des syndromes dépressifs majeurs, ont montré un effet significatif des préparations à base de curcumine et de pipérine sur les paramètres de la dépression(48).

Le curcuma fait partie des aliments traditionnels dans de nombreux pays et est très bien toléré. Lors des études cliniques des doses importantes ont parfois été administrées pendant plusieurs mois sans aucun effet secondaire. Les effets bénéfiques du curcuma sont donc particulièrement intéressants, mais ne vous attendez pas à ce que l’industrie pharmaceutique commercialise ce produit banal et bon marché, ni que votre médecin le prescrive.

Utilisez donc largement le curcuma dans votre cuisine. Une bonne cuillère à soupe de curcuma dans un plat de légumes ou de riz apporte à la fois un bon goût et une bonne digestion et une bonne santé.

Le curcuma n’est pas très soluble dans l’eau et donc partiellement absorbé, mais le chauffage lors de la cuisson facilite sa biodisponibilité (49). Dans les compléments alimentaires anti-vieillissement, le curcuma est souvent associé à la pipérine et au ginseng qui facilitent son absorption intestinale. Cependant, une étude réalisée en Inde montre que la meilleure absorption de la curcumine se fait à partir de la poudre de curcuma brute (50). 

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