Crèmes solaires conventionnelles vs Crèmes solaires BIO

Publié le : 30/05/2018 10:49:32
Catégories : Cosmétiques Bio , Ecologie

Crèmes solaires conventionnelles vs Crèmes solaires BIO

Les media n'arrêtant pas d'en parler, beaucoup de personnes s'interrogent quant aux risques réels d'une exposition plus ou moins prolongée et répétée au soleil.

Prendre le soleil ou ne pas prendre le soleil: telle est la question.

Tout d'abord, n'oublions pas que l'exposition au soleil est nécessaire à une bonne santé, physique et psychologique: d'une part, la lumière a une action de régulation sur notre système endocrinien (d'où les problèmes de déprime saisonnière en hiver); d'autre part, c'est par une exposition à la lumière que nous fabriquons l'indispensable vitamine D dont de plus en plus d'études démontrent son importance pour notre santé, notamment sur notre système immunitaire.  Ainsi, des carences en vitamine D augmente les risques de troubles cognitifs en vieillissant, de maladies auto-immunes.

Le problème n'est pas tant l'exposition au soleil qui est normale et naturelle, que des pratiques sociales et culturelles nous amenant à ne plus respecter un rapport au soleil "équilibré". Et c'est là que l'industrie cosmétique, surfant sur nos préoccupations, nous propose des produits avec de savants cocktails censés nous protéger ! Mais savez-vous vraiment comment fonctionne une crème solaire "traditionnelle" et de quoi elle est composée ?

CRÈMES SOLAIRES CONVENTIONNELLES

Des filtres chimiques très inquiétants

La cosmétique conventionnelle utilise majoritairement les filtres chimiques qui, s'ils sont faciles d'utilisation, présentent de nombreux inconvénients. Ils ne sont en premier lieu efficaces qu'après 30 mn et doivent être renouvelés fréquemment. Ils présentent en outre des risques d'allergies importants.

Surtout, ces crèmes, censées nous protéger, ne sont pas sans effet sur notre organisme et sur l'eau de baignade dans laquelle s'en dépose une bonne partie. Une étude publiée par des chercheurs suisses de l'Université de Zurich a mis en lumière l'activité oestrogénique de certains filtres UV qui pourrait favoriser le développement de cancer et provoquer des troubles du développement des organes sexuels et du cerveau.

Le risque lié à l'exposition à ces substances est double. En premier lieu, en passant la barrière cutanée ces substances se retrouvent dans notre organisme. Ainsi une étude menée dans le cadre du programme national suisse de recherche sur les «perturbateurs endocriniens» (PNR 50) a révélé la présence de ces substances dans le lait maternel. Par ailleurs, l'environnement et la chaîne alimentaire sont également concernés puisque ces substances ont été identifiées dans des poissons de rivières.En effet, une grande partie de la crème que nous mettons se retrouve directement dans l'eau de baignade.

Leur efficacité et leur composition est également mise en cause par une étude de l'Environmental Working Group (EWG), une ONG environnementale basée à Washington qui a réalisé une enquête sur 952 lotions solaires américaines. Par curiosité, voici une étiquette d'un produit du marché, décryptée.

composition produit solaire

CRÈMES SOLAIRES BIO

Les filtres minéraux des crèmes Bio

Une alternative à ces filtres chimiques réside dans l'utilisation d'écrans minéraux qui réfléchissent les rayons nocifs. Ils sont constitués de micro-pigments : dioxyde de titane  ou oxyde de zinc.

La cosmétique naturelle a recours à ces composants pour palier l'utilisation de filtres chimiques. Si ces écrans sont efficaces immédiatement, ne sont pas allergisants et ne présentent pas la nocivité des filtres chimiques, ils ne sont pas sans poser de problème. D'une part, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déterminé que le dioxyde de titane, majoritairement utilisé comme composant pour les écrans, était un cancérogène du groupe 2B « susceptible d'être cancérogène pour l'humain » en cas d'inhalation. Cette présomption de dangerosité fait peser un risque sur les personnes qui manipulent ce composé lors de la fabrication.

Les nanoparticules dans les crèmes Bio

D'autre part, pour améliorer la texture des crèmes et éviter l'effet masque blanc sur la peau, des marques ont recours à une micronisation du dioxyde de titane en nanoparticules. En l'absence d'informations fiables sur les dangers sanitaires liés à l'utilisation des nanotechnologies dans la cosmétique, il paraît peu rigoureux d'avoir recours à celles-ci dans des cosmétiques estampillés «bio». Une marque comme UVBio, que nous avons sélectionné à l'Espace Renaissance, propose ainsi des crèmes solaires Bio, 100% naturelles, et sans nanoparticules ! D'autres marques sérieuses comme Florame font de même.

Quelles que soient les réserves que l'on peut avoir envers les filtres minéraux sans nanoparticules, leur utilisation reste une alternative bien plus saine et écologique que les filtres chimiques évoqués plus haut !

4 Avantages des crèmes solaires Bio

  1. Les protections solaires avec filtres chimiques demandent en général 30 minutes avant d'être efficaces, le temps pour la réaction chimique de se faire.
  2. Les crèmes bio, avec filtres minéraux, protègent dès leur application et résiste de plus très bien à l'eau et aux baignades.
  3. Du coup, elles sont plus économiques à l'usage.
  4. De plus, leur composition à base d'ingrédients naturels en font bien souvent des crèmes parfaitement tolérées par les peaux les plus sensibles, ainsi que par les enfants.

Il y a quelques années, ces crèmes solaires bio n'étaient pas faciles à appliquer et s'étalaient en laissant une légère couche blanche. Aujourd'hui, avec les progrès de la technologie, cet inconvénient a disparu. Par exemple, les crèmes solaires UVBio, sélectionnées par l'Espace Renaissance, s'étalent facilement et laissent une peau douce. Bref, en ce qui nous concerne, pas d'hésitation ! Nous utilisons les crèmes solaires UVBio tout en n'oubliant pas que rien ne vaut la modération quand on s'expose au soleil.

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